BRÈCHE DE MUTATION

Colmater les souffrances, les blessures, les peines est familier à la plupart d’entre nous, et ce, dès le plus jeune âge. Nous avons l’art de dissimuler nos plaies sous des pansements protecteurs.

Malheureusement si celles-ci n’ont pas été nettoyées au préalable, il est fort probable que les pansements seront inefficaces, voire potentiellement dangereux…

Chaque plaie nécessite d’être traitée, mais lorsque les moyens d’action viennent à manquer, certains pansements palliatifs ou de compensations peuvent se présenter comme une solution.

Ainsi : déni, rejet, victimisation, dérivatifs en tout genre, addictions, sur-adaptation, attachement aux bénéfices secondaires, ou encore, comportement de fermeture, oubli, colère, agressivité, hyper activité, perfectionnisme, phobies, mais également, sourire, sur-joie… peuvent se manifester.

Sous chaque pansements se loge des maux qui n’ont pu être reconnus, exprimés, nettoyés de leur charge physique, émotionnelle, ou psychologique.

Ces pansements peuvent être portés toute une vie, sans que jamais la plaie n’ait pu être mise à l’air et réellement soignée.

Ainsi, certaines ne cicatrisent jamais, certaines se gangrènent, d’autres se referment sur leur contenu les gardant au plus profonds des chairs… L’intelligence du corps œuvre toujours pour pallier à une intrusion mettant en action des défenses naturelles.

La guérison nécessite cependant, une prise en charge personnelle engageant sa responsabilité et une confiance en ses ressources intérieures.

C’est parfois lorsque la souffrance devient intolérable, que les schémas répétitifs ou les implications deviennent trop lourds, que le moment opportun se présente naturellement. A moins que la maladie ou un accident nous y contraignent.

Seule la conscience est à même de retirer les vieux pansements et mettre à jour ce qui se cache dessous.

La volonté d’extraire ce qui fait mal est le moteur permettant la mise en action. Non une volonté mentale directrice, mais une volonté d’accueil de notre vulnérabilité.

Mettre à nu la blessure va inévitablement faire apparaître momentanément, la souffrance. C’est en mesurant la superficie, l’étendue, la profondeur de la plaie que l’on est à même de l’accueillir pour ce qu’elle est.

Découvrir l’origine semble indispensable pour pouvoir l’appréhender de façon adéquate.

Certaines plaies peuvent avoir infecté des parties voisines, d’autres, par leur profondeur affecter directement notre âme.

Le constat mène à identifier l’ampleur des lésions pour ajuster le traitement et permettre à notre corps de trouver lui-même les moyens d’action.

Peut-être pensons-nous avoir acquis suffisamment de connaissances et expériences pour entreprendre ce processus de guérison seul ? Si nous avons suffisamment d’écoute, de ressentis et d’attentions envers nous-mêmes cela est envisageable.

Peut-être osons-nous reconnaître nos limites et demander de l’aide auprès de personnes qualifiées ? Ce qui peut représenter un gain de temps et d’énergie…

Qu’importe les moyens que nous utilisons, si nous respectons ce qui nous semble juste et approprié.

Il est bon de se rappeler que nous sommes des êtres inter-reliés et unique à la fois, que nous sommes en principe conçus pour vivre en pleine santé, dans la joie et en amour pour la vie.

S’il existe, certes, une souffrance inhérente liée à notre incarnation (comme la séparation, la mise au monde, les métamorphoses organiques…), la souffrance, cependant, ne fait pas partie de notre nature originelle.

Elle peut toutefois, se manifester au sein de notre expérience de vie, dès lors que nous nous écartons de notre vraie nature ou que nous ne nous respectons pas.. Elle n’est autre qu’une alerte pointant un dysfonctionnement, une disharmonie, un dérèglement ou une méconnaissance et désamour de soi…

En reconnaissant nos brèches, nous nous autorisons à modifier certains schémas, à corriger ou guérir ce qui doit l’être… à cheminer vers la résilience. Mais aussi, à acquérir davantage d’estime et respect de soi. Comme le Kintsugi (art de réparer les céramiques avec de l’or), les fêlures deviennent alors, une ode au temps qui passe, une acceptation de l’imperfection. De ce fait, nous sommes à même de les sublimer et d’en faire naître une forme de beauté.

Ainsi, la souffrance peut-être perçue comme un tremplin d’évolution et non une fatalité et nous aider à grandir en conscience…

Quel plus beau cadeau pouvons-nous nous faire, que de prendre soin de la vie qui nous est confiée ?

Sabrina

Je vous propose un extrait de texte “MUTARE” de ma fille Loukia

( Il est étonnant de voir combien nos enfants sont nos maîtres!)





Mutation

Chaque nouvelle strate d’éveil sur un chemin vers soi, demande de plonger dans un nouvel espace d’enfance. L’ordre des évènements suit intimement celui d’une naissance : d’abord un premier souffle – qui viendra valider notre présence en un nouvel espace – puis les pleurs qui permettront de nous libérer des limites de l’espace précédent. Nous flottons alors dans l’inconfort de l’inconnu, le temps que notre système accepte de muter = la mutation de notre propre matière dans cette densité.

Si l’humain souhaite comprendre son processus d’évolution, d’alchimie, il doit d’abord accepter son ignorance. Son besoin d’agir, de réagir, de réfléchir peuvent être autant d’actions que de barrages qu’il construit dans le cours naturel d’une rivière. C’est donc en embrassant l’espace de non-contrôle, d’ignorance, l’espace de vulnérabilité qui se présente, que nous permettons l’alchimie. Nos forces seront appelées en soutien de notre fragilité – non en couverture de celle-ci. Toute force tentant de pallier cette vulnérabilité induirait un retard dans le processus, rien de plus.

L’alchimie de notre propre substance n’est pas induite par la raison ni par l’action. Son cours répond au processus d’évolution – qui lui-même comprend bien plus de facteurs que nous saurions répertorier ou mentaliser. C’est un processus complexe qui se veut organique et naturel. Et si son intelligence dépasse la conscience humaine biologique, il est certes vain de se croire aux commandes de son vaisseau, dans les paliers d’évolution. Nous pourrions plutôt en déduire que nous sommes élèves de notre propre alchimie. C’est le corps qui demande sa nourriture, c’est le corps qui informe le mental. Il initie le changement que l’esprit humain pourra constater et étudier. L’intelligence de vie se dissimule en tout et si l’approche mentale est trop hâtive, elle réduit maladroitement des concepts bien plus vastes qui sont source d’un apprentissage infini.

Ainsi tout maître qui n’est plus lui-même un élève, est un maître qui à égaré sa lumière.

Loukia Pellegrino ( auteur & artiste peintre) http://etsy.me/3CjMcq4

Extraits de son carnet de voyage…

” Nous passons notre vie à poser des cloisons, ériger des murailles, et couler des chapes sur l’inconsolable, pour pouvoir continuer à avancer debout. Nous passons notre vie à conforter la conception individualiste d’une société malade en renforçant des concepts clivants : ego, identité, couple, famille, pays, race, genre. Nous passons notre vie à nous individualiser et à nous éloigner d’une “source” originelle dont nous sommes issus. Cette source dont notre ego et nos carapaces nous isolent. 
— Mais alors, comment guérir de cet inconsolable, ces blessures ?
— Nous ne guérissons jamais vraiment de nos blessures, nous les enfermons, ou au mieux nous les dépassons par l’atteinte d’un autre niveau de conscience. Le surpassement de toute blessure nécessite l’atteinte d’un niveau de conscience plus élevé que celui dans lequel nous avons été blessés. L’atteinte de cette nouvelle conscience implique une introspection que seuls ceux qui sont prêts à « aller au front », et à « toucher le fond » pourront entamer. Et cela démarre souvent par l’atteinte d’un degré inacceptable, insupportable, de souffrance. 
C’est, enfin, décider d’attaquer à la pioche la chape qu’ils ont coulée sur leurs traumatismes. C’est un parcours de guerrier fou, de sage malade. Un truc dans lequel tu te jettes corps et âme, pour aller au combat avec tes démons les plus enfouis, et avec ton soi. C’est entamer une destruction de toutes les couches de protection, carapaces, boucliers, pour reprendre contact avec « l’enfant intérieur », originel, en nous. 
A chaque âge se forme sa conviction rassurante, sécurisante, protectrice, comme un parapluie ou un bouclier contre le vent. Alors on pense année après année le renforcer de ses expériences, le solidifier. Vient alors le jour où il nous est soudainement lourd, lourd, lourd de convictions et de certitudes, où l’on apprend le poids du superflu. Et vient avec lui le sentiment qu’il faut s’alléger et se laisser porter par le vent, noyer par la pluie, évaporer par le soleil.”- Stephan Schillinger  
📚 Extrait des livres « Par un Curieux Hasard » disponibles sur curieuxhasard.com/boutique

Voici un autre éclairage d’une grande dame : celui d’Arwen de la Réault (lien vers sa chaîne YouTube)

https://www.youtube.com/channel/UCiS5NfKeXmZSTgVSAv79Xbg

Un très grand nombre d’entre vous, font en ce moment, l’expérience de la Transmutation de tout ce qui pourrait encore les encombrer au moment du Passage !

Pour certains, l’épreuve est lourde, proportionnelle à la somme des choses qui n’avaient pas été remise à la Source. Il faut faire toute la place en soi pour accueillir complètement le Divin. Il s’agit d’un processus alchimique, qui vous fait passer de l’état carbone à l’état silice…Tout ce que vous êtes, tout ce que vous faites, toutes vos cellules, votre ADN nouveau, tout cela est impliqué !

L’Equilibre et l’Harmonie en tout domaine, se fonde sur votre capacité à vous reconnaître en tant que Conscience et non plus simple corps/être humain. C’est-à-dire que vous devez faire usage de votre faculté à penser, puis à agir sans obéir instinctivement aux grands poncifs qui régissent la tridimensionnalité. Il s’agit d’Être l’Amour : savoir le Recevoir sans résistance et savoir le Transmettre de manière inconditionnelle.

Lorsque d’un point de vue ou d’un autre, vous faites l’expérience de la souffrance, sous quelque forme qu’elle se présente, cela veut dire que vous expurgez quelque chose. Percevez alors, puisque la Source vous propose d’exécuter cette tâche, il s’agit de quelque chose que vous avez accepté. Par conséquent, vous disposez de tous les moyens et de toutes les compréhensions pour trouver la solution idéale, afin de traverser cette zone d’ombre pour la transformer en Lumière, car tel est votre Rôle ici-bas. Ceci a été contracté d’un Commun Accord !

L’acceptation de ceci signifie que vous êtes prêts à agir avec la Conscience en abandonnant les divagations du mental, vous êtes prêts à voir le Réel de la situation et non plus simplement les apparences avec lesquelles il est devenu inutiles de vous battre.

Reconnaissez que le Flux Divin vous traverse en permanence, Il vous prodigue toutes les expériences et tous les outils nécessaires dont vous avez besoin pour permettre votre propre Evolution. Cependant c’est à vous de les appréhender comme il convient.

La Lumière ne vous sera pas imposée sur cette Terre, c’est à vous depuis l’intérieur de chacun, depuis le niveau vibratoire de chacun qu’Elle émergera et se répandra sur l’humanité. C’est à vous de transformer, de libérer, d’illuminer, de transposer, tout ce que vous retenez en forme de peur, tout ce sur quoi vous avez toujours fermer les yeux ou ce que vous avez entretenu au profit de la survie dans la matière.

Rien ne se situe en dehors de la Source, en dehors des Lois universelles.

N’oubliez pas que vous avez choisi de venir servir la Lumière en acceptant les plus grands défis de l’Existence dans la densité, s’agissant de découvrir le Divin en soi, afin de Le manifester sous toutes les formes, en soutenant votre propre Croissance, au moyen des circonstances données dans la réalité physique.

Arwen de la Réault

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