VOYAGE VERS SOI

« Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait dix fois le tour du monde mais celui qui a fait une fois le tour de lui-même » Gandhi.

Mon site, dédié au voyage autour du monde en bateau, va prendre un nouveau cap : celui du voyage vers soi.

Naviguer en ce monde, c’est oser vivre, oser explorer l’inconnu, se confronter à nos limites, se découvrir… Et quelle plus belle aventure que celle d’être ?

A travers ce site, je souhaite partager avec vous un bout de chemin, avec des publications régulières de réflexions, textes et pratiques divers, mais aussi des liens vers des personnes inspirantes…

Notre reliance les uns aux autres, à la nature et ses éléments, est la source d’où jaillit l’envie de vie !

LE CHEMIN

“Méfiez-vous des gens qui vous montrent la bonne direction, vous risqueriez de ne pas vous perdre !” ( phrase d’un inconnu, glanée aux abords d’une source sur le chemin de Compostelle)

Qui peut prétendre détenir la bonne direction, sachant qu’il existe autant de chemins que d’individus… ?

Un chemin bien tracés, balisé peut effectivement nous amener à une destination. Garant de sécurité, de plus de facilité, et gain de temps, mais est-ce réellement celui qui nous correspond ?

Le véritable chemin est-il seulement celui que nous traçons selon nos envies, nos ressentis, notre instinct, nos rêves ? Ou est-il aussi quelque peu orienté par nos pertes, nos égarements, nos errances, nos souffrances ?

Aujourd’hui une quantité de techniques, de pratiques sont à notre disposition pour nous aider dans cette quête de soi. Le seul certificat de garantie quant à leur efficacité est de les expérimenter.

Ma soif de découverte, ma curiosité, mon besoin de comprendre m’a poussé à en explorer certaines.

Cela m’a sans doute permis d’acquérir certains outils, de me libérer de la gangue du panurgisme avec ses limitations et de certaines blessures, mais aussi, d’en toucher leurs limites…

Mon aspect consommateur addictif de ces différentes recettes du bonheur servies sur un plateau, m’ont certes nourries. Cependant, la boulimie sous quelque forme que ce soit, ne permet guère une bonne digestion et intégration des substances nutritives !

Au fil du temps, j’ai appris à reconnaître les aliments qui me correspondent, de ceux que mon organisme ne tolère pas et à privilégier la qualité à la quantité.

La diète peut-être aussi un moment opportun, un sevrage nécessaire, pour amener du repos à notre être.

C’est depuis cet espace de jeûne, qu’une nouvelle conscience s’impose à moi.

Après 6 ans passé à naviguer en bateau sur les océans, après un tsunami lié à une simple piqûre de poisson au venin mortel, tout s’est effondré… à commencer par mon corps soumis à de grandes souffrances, alité 9 mois et 9 de plus pour pouvoir marcher sans béquilles…

Un atterrissage pour le moins fracassant qui a anéanti tout ce qui me soutenait jusque là : Voyages, rêves, idéaux, croyances, relations, profession… jusqu’à même, une partie de ma propre identité !

Le destin nous amène parfois sur les rives de la mort, pour nous faire toucher le cœur de la vie.

Lorsque le souffle de la mort nous frôle, nous appelle, nous ouvre ses bras, il est parfois tentant de s’y réfugier pour échapper à la souffrance d’ici-bas. Mais il peut aussi agir comme une piqûre de rappel à la vie.

Certains effondrements s’avèrent nécessaires pour pouvoir rebâtir de nouvelles bases. Pour certains, ce ne sont que des réajustements pouvant s’opérer plus ou moins en douceur, si les fondations sont saines. Pour d’autres, cela peut-être moins confortable et quelque peu violent !

Naviguer en périphérie de soi est habituel dans nos sociétés. Costumes, masques, maquillages, pansements, autant de parades pour colmater nos failles… Et pourtant :

 “Il y a une fissure dans toute chose, c’est ainsi qu’entre la lumière”- Léonard Cohen

A trop vouloir être sous la lumières des projecteurs sociétaux, on finit par ne plus voir la sienne.

Mode, injonctions comportementales, émotionnelles, psychologiques, nous conduisent inévitablement à la séparation d’avec qui nous sommes.

C’est parfois, lorsque nous sommes soustraits à tous repères externes, lorsque ceux-ci s’écroulent que la confrontation avec soi peut avoir lieu.

Que ce soit par choix, ou imposé par des faits extérieurs, cela peut-être très bousculant.

C’est pourtant par cette confrontation que le voyage vers soi commence…

C’est aussi, dans cette sensation de se perdre, que sont les prémices d’une autre rencontre…

Sabrina

2 Commentaires

  1. Domie dit : Répondre

    C’est une véritable thérapie par l’écriture, bravo cousinette.

  2. Bel article 🙂 Merci.

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